
Hunger Games est de retour: pourquoi, à Panem, même le maquillage est politique
Perruques colorées, sourcils décolorés, paupières pailletées et tenues pour lesquelles «trop n’est jamais assez» serait encore un euphémisme: la beauté est à «Hunger Games» ce que l’arc et les flèches sont à Katniss. Mais derrière les looks extravagants de Panem se cache bien plus que le travail d’une équipe maquillage un brin déjantée.
Gewinnspiel
Et pour célébrer le retour prochain des Hunger Games sur grand écran, on te réserve une belle surprise: nous mettons en jeu 3 × 2 places de cinéma pour «Hunger Games: Lever de soleil sur la moisson». Tu découvriras comment participer à la fin de l’article.
Le 18 novembre 2026, la saga revient sur grand écran avec «Hunger Games: Lever de soleil sur la moisson». Ce sixième film raconte l’histoire du jeune Haymitch Abernathy et nous plonge au cœur des 50e Hunger Games, 24 ans avant que Katniss Everdeen ne se porte volontaire. Et comme il s’agit de la deuxième Expiation, le Capitole n’envoie pas 24 tributs dans l’arène, mais 48.
L’occasion parfaite de s’intéresser de plus près à une facette de Panem aussi fascinante que dérangeante: son univers beauté.
Au Capitole, rien n’est jamais «trop»
Quand on évoque la beauté dans «Hunger Games», on pense aussitôt à Effie Trinket. Perruques pastel, teint crayeux, lèvres savamment dessinées, cils spectaculaires et ongles avec lesquels taper un message relèverait presque de la discipline olympique.
Mais Effie est loin d’être une exception. Au Capitole, on aime tout ce qui se remarque. Coiffures, maquillage, mode: tout devient spectacle. Quant au naturel, il jouit à peu près de la même considération que la modestie: on sait, en théorie, que ça existe.
Ce qui ressemble au premier abord à une joyeuse démesure en dit pourtant long sur la société de Panem.
Pendant que les uns meurent de faim, les autres se collent des strass sur le visage
Panem est un monde d’inégalités extrêmes. Les districts fournissent au Capitole les ressources dont il a besoin, alors même qu’une grande partie de leurs habitants vit dans le dénuement. Le Capitole, lui, célèbre l’opulence et l’affiche jusque sur les visages.
La beauté devient ainsi un marqueur social.
Plus les coiffures sont sophistiquées, le maquillage extravagant et les looks absurdes, plus le message est clair: ici, personne n’a à se demander s’il aura suffisamment à manger le lendemain.
Le contraste met volontairement mal à l’aise. Alors que, chaque année, les familles des districts redoutent de voir leurs enfants tirés au sort pour les Hunger Games, le Capitole transforme ces mêmes Jeux en un immense spectacle mondain.
Et avant d’envoyer les tributs se battre pour leur vie? On commence par leur offrir un relooking.
Bienvenue à Panem.
Le maquillage, rouage d’une gigantesque mise en scène
C’est précisément là que la beauté devient politique. Les Hunger Games ne servent pas seulement à punir les districts: ils sont aussi un divertissement et, pour le Capitole, un moyen de démontrer sa puissance. Les tributs sont habillés, coiffés, maquillés, interviewés, puis présentés au public.
Des personnes bien réelles deviennent des personnages.
Katniss en est sans doute le meilleur exemple. Ce sont les créations de Cinna qui transforment la jeune fille du District 12 en «Fille du Feu». Son apparence lui permet de sortir du lot, de faire parler d’elle et de marquer les esprits. Plus tard, cette mise en scène devient même indissociable du symbole de la rébellion qu’elle incarne.
Un même langage – vêtements, maquillage, images et apparitions spectaculaires – peut donc servir aussi bien le pouvoir en place que ceux qui le combattent.
Soudain, à Panem, le rouge à lèvres parfait paraît beaucoup moins futile.
Au Capitole, la démesure est de mise, même en matière de beauté et de mode. Source: Ascot Elite
Qui contrôle les images contrôle le récit
Cette dimension promet d’être particulièrement intéressante dans «Lever de soleil sur la moisson».
Son auteure, Suzanne Collins, cite deux idées à l’origine de l’histoire de Haymitch: la propagande, et la question de savoir pourquoi tant de gens se laissent gouverner par une poignée d’individus. Elle s’appuie notamment sur le philosophe écossais David Hume et son idée de «soumission implicite». Collins se demande ainsi à quel point le pouvoir dépend de l’opinion publique, et quel rôle y joue la propagande.
Une réflexion qui fait particulièrement écho à l’esthétique des Hunger Games.
Car le Capitole ne décide pas seulement de ce que la population voit, mais aussi de la manière dont elle doit le percevoir. La violence devient spectacle. Les tributs deviennent des stars. La peur devient divertissement.
Et les belles images y sont pour beaucoup.
Voilà pourquoi l’esthétique extravagante du Capitole est bien plus qu’un joli décor de cinéma. Elle appartient à un monde où le spectacle peut détourner l’attention de ce qui se passe réellement.
Plutôt sombre pour un article qui avait commencé par des faux cils.
Quelle part de Capitole se cache dans nos tendances beauté?
Avant que tu ne passes toute ta trousse de maquillage au crible politique, rassure-toi: un fard à paupières métallisé ne suffit pas à instaurer un régime dystopique.
Mais «Hunger Games» met en lumière quelque chose d’intéressant: la beauté est aussi un langage. Elle peut exprimer l’appartenance, le statut, la rébellion, l’individualité ou simplement dire: «Regardez-moi.»
Et en 2026, certains looks du Capitole passeraient presque inaperçus. Sourcils décolorés? Déjà vu. Strass sur le visage? Évidemment. Fard à paupières métallisé? On prend. Nail art extravagant? Merci TikTok.
Ce qui paraissait encore délicieusement futuriste et absurde dans le premier film «Hunger Games» ressemble aujourd’hui étrangement, par moments, à ce qui défile sur nos réseaux sociaux.
La grande différence? C’est nous qui décidons. Ressembler à Effie Trinket en route pour le Met Gala ou à quelqu’un qui n’a pas vu l’ombre d’un anticerne depuis trois jours: les deux se défendent.
La beauté version Capitole – sans les effets secondaires dystopiques
Si tu veux t’inspirer du Capitole côté look, inutile de sortir tout de suite la perruque rose. Fard à paupières métallisé, eye-liner coloré, rouge à lèvres audacieux, highlighter irisé, nail art ou cils spectaculaires suffisent déjà à glisser un peu de Panem dans ta trousse beauté.
Et avec «Lever de soleil sur la moisson», le mois de novembre nous promet une belle dose d’inspiration. Reste à voir si les looks du jeune Haymitch lanceront une nouvelle tendance.
Effie, elle, a sans doute de meilleures chances.
Retour à Panem
«Hunger Games» a toujours été bien plus qu’une histoire d’adolescent·e·s envoyé·e·s dans une arène. La saga parle de pouvoir, d’inégalités, de propagande, et de celles et ceux qui décident du récit que l’on donne à voir au public. Avec «Lever de soleil sur la moisson», ces questions reviennent au premier plan.
Alors, à ta prochaine séance de cinéma, entre l’arène, Haymitch et le président Snow, jette aussi un œil aux rouges à lèvres, aux coiffures et aux costumes.
Car à Panem, même la beauté est rarement là uniquement pour faire joli.
Puisse le sort t’être toujours favorable!
Tu as envie de retourner à Panem? Nous mettons en jeu 3 × 2 places de cinéma pour «Hunger Games: Lever de soleil sur la moisson».
Pour participer, dis-nous dans les commentaires quel est ton personnage préféré de l’univers de «Hunger Games».
Date limite de participation: 9 novembre 2026
Les gagnant·e·s seront ensuite averti·e·s par e-mail. Et rassure-toi: tu n’as pas besoin de te porter volontaire comme tribut!
Source image de couverture: Ascot Elite
Marketing Manager Editorial Content
La beauté, les tendances et les contenus créatifs m’ont toujours fascinée – jadis avec le rêve de devenir une princesse, aujourd’hui avec la volonté de produire des textes qui respirent la fraîcheur, le dynamisme et tout sauf le déjà-vu. Quand je n’écris pas ou que je ne disparais pas dans un énième rabbit hole TikTok, j’aime me rendre à la salle de sport, profiter du soleil au bord du lac ou planifier mon prochain voyage... du moins mentalement. Et dès que je suis au bord de la mer, je perds complètement la notion du temps.
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