
Le syndrome post-vacances: pourquoi le quotidien est si rude après les vacances
Nombre d’entre nous ont déjà eu nos vacances d’été et avons fait le plein de soleil, de sable et de sommeil. Mais une fois le quotidien de retour, ce sentiment de vacances disparaît souvent plus rapidement que ce qu’on le voudrait. Pourquoi l’épuisement revient-il au galop? Et, surtout, comment intégrer un morceau de vacances dans notre quotidien?
Qu’est-ce que le syndrome post-vacances?
Un nom compliqué qui cache un sentiment très simple: le blues post-vacances. Au lieu de revenir au bureau ou à l’école reposé, on se sent fatigué, peu motivé et on n’a envie de rien. Des études et des rapports relèvent que dans les premiers jours après les vacances, de nombreuses personnes luttent contre cette baisse de moral.
Il ne s’agit pas d’une maladie, mais d’une réaction face à ce changement brutal. En vacances, on peut décider soi-même ce qu’on fait, ce qu’on mange, si on fait grasse matinée et si on passe la journée à ne rien faire. De retour dans la routine quotidienne, tout à coup ce sont le réveil, les e-mails et les listes de choses à faire qui dictent de nouveau notre rythme. Ce changement abrupt explique pourquoi notre repos s’en va plus rapidement que ce qu’on aimerait.
Pourquoi le coup est-il aussi dur?
Réponse des psychologues: le syndrome post-vacances est étroitement lié au stress et à l’autodétermination. Nombre d’entre nous sont conditionnés par l’extérieur au quotidien. Nous satisfaisons les attentes d’autrui, courons d’un rendez-vous à l’autre et avons l’impression de ne pas vraiment être en contrôle. Ce n’est que pendant nos vacances que nous découvrons à quel point il est libérateur de pouvoir aménager la journée comme nous le souhaitons.
Quand nous en réintégrons notre quotidien, ce contraste paraît particulièrement rude. Il n’est donc pas étonnant que l’épuisement et la lassitude s’invitent chez nous dès que nos vacances ont pris fin.
Adieu FOMO, bonjour JOMO
Un autre point important est notre relation avec notre smartphone. Pendant les vacances, de nombreuses personnes arrivent à laisser leur natel dans leur chambre d’hôtel et remarquent à quel point c’est libérateur. Ce n’est pas aussi évident au quotidien. Cette zone de tension est souvent décrite avec les termes FOMO et JOMO.
FOMO (fear of missing out) désigne la peur de passer à côté de quelque chose. C’est ce sentiment qui nous pousse à vérifier constamment notre natel, à consulter les réseaux sociaux et à accepter toutes les invitations par peur d’être laissé de côté.
JOMO (joy of missing out) désigne l’inverse, c’est-à-dire la joie de ne délibérément pas être présent partout. Au lieu de se laisser gouverner par des notifications push et des rendez-vous, on savoure des moments de calme, par exemple en refusant une invitation, en coupant le son des notifications WhatsApp ou en ne consultant ses e-mails qu’une fois par jour.
J’ai décidé de me prêter au jeu en passant un samedi entier sans smartphone. Au début, c’était inhabituel, une sorte de petite privation. Le soir, par contre, j’avais l’impression d’avoir gagné tellement de temps et de calme, comme cela ne m’arrive d’habitude qu’en vacances. En savoir plus sur cette expérience
Inviter les vacances dans son quotidien pour retrouver ce sentiment agréable
Il n’est pas question de prolonger les vacances, mais d’alléger son quotidien. Même de petits changements peuvent faire une grande différence.
- Après les vacances: profite encore d’un jour ou deux chez toi, avant de rattaquer. Tu pourras ainsi atterrir en douceur, lancer une lessive, trier tes photos ou faire grasse matinée, tout simplement. Et, si possible, reprends ta routine quotidienne en milieu de semaine plutôt que le lundi. La transition sera ainsi bien plus douce.
- Prévoir des pauses: au lieu de travailler sans lever la tête, fais une coupure pour respirer un coup ou te poser au soleil avec un café.
- Apprendre à dire non: refuse les rendez-vous qui demandent plus d’énergie que ce qu’ils t’apportent de satisfaction sans culpabiliser.
- Savourer des moments de désintoxication numérique: ne vérifie tes e-mails qu’une fois par jour ou, le soir, laisse simplement ton natel sous silencieux.
- Instaurer des rituels: déjeune sur le balcon, fais une petite balade le soir ou organise un pique-nique pendant le week-end.
- Profiter de micropauses: fais-toi couler un bain avec plein de mousse qui sent bon, utilise un masque pour le visage ou laisse-toi aller à une turbosieste dans ton hamac.
- Oser de petites aventures: prends un nouveau chemin pour te rendre au travail, teste un nouveau café ou prévois-toi spontanément une sortie.
- Se reconnecter à la nature: que tu optes pour le parc, la forêt ou le lac, la verdure et l’eau ont tout de suite le même effet sur notre cerveau que des microvacances.
- Planifier ses prochaines vacances: le simple fait de te réjouir améliorera ton humeur. Que tu prévoies une virée pendant un week-end ou de belles vacances pour l’année prochaine, l’idée te motivera au quotidien.
Bien entendu, rien de tout cela ne vaut deux semaines au bord de la mer. Mais ces petits moments font toute la différence. Ils rendront les lundis moins pénibles, allégeront ton quotidien et te rappelleront que les vacances ne se résument pas à un lieu, mais à une impression, que nous pouvons toujours générer nous-mêmes.
Conclusion
Le syndrome post-vacances affecte quasiment tout le monde, mais ce n’est rien de grave. Au contraire, il nous rappelle que notre quotidien est souvent bien trop empreint du stress que nous ressentons en permanence. Les vacances soulignent à quel point cela fait du bien de décider soi-même comment organiser ses journées, de lâcher prise et, tout simplement, de profiter pleinement du moment présent.
Bien sûr qu’il est agréable de passer deux semaines à la plage et de savourer une coupure complète, mais il est aussi possible d’intégrer un morceau de vacances dans son quotidien. Toute personne qui prévoit des mini-pauses, découvre ce qu’est le JOMO et s’aménage des créneaux libres le constatera rapidement: pour goûter à ce sentiment, nul besoin d’être à la plage ou à la montagne. Parfois, un petit moment suffit, lors duquel on s’arrête, on souffle un coup et on se motive en pensant déjà à la prochaine sortie ou aux prochaines vacances.
Source image de couverture: Unsplash | Ahmet Kurt
Marketing Manager Editorial Content
Passionnée d’activités créatives, de voyages et de photographie, toujours motivée à élargir mes connaissances, je suis avide de découvertes. C’est quand je peux donner libre cours à ma créativité que je me sens le mieux. Lorsque je ne suis pas en train d’explorer le monde, d’immortaliser des moments particuliers ou de nourrir ma curiosité, j’adore profiter de la nature, me détendre dans des cafés chaleureux ou laisser mon côté artistique s’exprimer en peignant ma prochaine œuvre à l’acrylique.
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