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David contre Goliath: quatre nouvelles enceintes Bose SoundLink testées pour toi

Quatre enceintes Bose SoundLink dans quatre catégories de poids différentes: de la Micro, qui tient dans la paume d’une main, à la Max, petit poids lourd de quelque 2,2 kilos. Si le test ne portait que sur la puissance du son, le tour serait joué d’avance. Mais se demander quelle enceinte tient réellement ses promesses compte tenu de sa taille, de son prix et de son utilisation rend les choses nettement plus intéressantes. C’est précisément sur ces points-là que la plus petite d’entre elles crée la surprise.

Sur la table, quatre enceintes Bluetooth de Bose. L’une semble conçue pour être accrochée directement au sac à dos et l’y oublier, tellement elle est légère. L’autre a tout du compagnon outdoor pratique et fiable. Et les «grands formats» en imposent davantage sur la balance. Quant à l’enceinte Max, elle semble dire en lettres capitales: «La poche de ta veste est trop petite pour moi.»

Les candidates Bose en bref:

  • SoundLink Micro 2e génération
  • SoundLink Flex 2e génération
  • SoundLink Plus
  • SoundLink Max

Se contenter de comparer la puissance du son de chacune serait passer à côté de l’objectif. Bien entendu, c’est l’enceinte la plus grande qui présente le plus de puissance. Elle offre plus de volume, plus de réserves et, dans le cas de la Max, un vrai son stéréo.

Mais au quotidien, d’autres questions se posent: quelle enceinte se glisse facilement dans un sac à dos? Laquelle donne un son satisfaisant alors qu’on cuisine? Laquelle survit au balcon, à la piscine ou à une excursion? Et pour quel modèle le prix paraît-il justifié dès la première écoute?

C’est exactement ces points que le test veut révéler.

Les quatre candidates en bref

Bose SoundLink Micro 2nd Gen

  • Sound: Mono
  • Poids: Env. 0,32 kg
  • Batterie: Jusqu'à 12 h
  • Micro: Non
  • Sortie de charge USB-C: Non
  • Particularités: Strangle partique, appli Bose, Bluetooth 5.4

Bose SoundLink Flex 2nd Gen

  • Sound: Mono; Stereo mit zweitem Flex
  • Poids: Env. 0,59 kg
  • Batterie: Jusqu'à 12 h
  • Micro: Oui
  • Sortie de charge USB-C: Non
  • Particularités: PositionIQ, boucle en nylon, mode Party/Stéréo

Bose SoundLink Plus

  • Sound: Mono; Stereo mit zweitem Plus
  • Poids: Env. 1,5 kg
  • Batterie: Jusqu'à 20 h
  • Micro: Non
  • Sortie de charge USB-C: Oui
  • Particularités: Boucle Utility, mode Party/stéréo

Bose SoundLink Max

  • Sound: Stereo
  • Poids: Env. 2,2 kg
  • Batterie: Jusqu'à 20 h
  • Micro: Non
  • Sortie de charge USB-C: Oui
  • Particularités: Poignée de transport, bandoulière en option, SimpleSync

Les quatre modèles sont robustes et bénéficient d’une protection contre la poussière et l’eau, répondant à la norme IP67. Pourtant, leur rôle n’est pas identique. L’enceinte Micro est faite pour nous suivre partout. La Flex a besoin de grand air. La Plus entend livrer une meilleure sonorité et la Max remplir la pièce et dominer par sa présence audio.

Bose SoundLink Micro 2e génération: David contre Goliath

Quand on voit le modèle Micro, on ne s’attend pas à grand-chose. Pourtant le petit est «costaud».

Il est compact, léger et plus abordable que les autres enceintes de la gamme. Il tient dans une seule main et on peut facilement imaginer son utilisation dans la salle de bains pour écouter un podcast, pendant un pique-nique pour diffuser un fond musical ou au moment de boucler ses valises pour donner une petite ambiance sonore. Puis, on écoute le premier morceau. L’enceinte Micro offre un son étonnamment rond pour un si petit format.

À faible ou moyen volume, elle offre une dynamique étonnante. Le charleston s’entend nettement, le son du piano n’est pas métallique, le jazz et les ambiances sonores délicates lui conviennent bien. Même le rock fonctionne, tant qu’on n’exige pas le son d’une petite salle de concert. Sur le rock et la pop, les médiums restent un peu plus ouverts et le son perd un peu en densité.

Les basses, elles, ne peuvent pas accomplir de miracles. Une enceinte de cette taille n’est pas en mesure de déplacer autant d’air qu’un modèle de taille supérieure. Pourtant, grâce aux réglages acoustiques et aux réflexions de la pièce, Bose parvient à en tirer un résultat surprenant. Placée contre un mur ou dans un coin de pièce, l’enceinte Micro gagne en richesse sonore. En extérieur, elle ne bénéficie pas d’une telle aide et le son devient plus maigre. À volume élevé, la magie s’estompe, ce qui est parfaitement logique. Malgré cela, la Micro se révèle étonnamment polyvalente et offre une vraie richesse sonore pour sa catégorie.

Sa nouvelle boucle Utility correspond à son caractère: elle peut être accrochée à un sac à dos, à un sac à main ou fixée au vélo, l’essentiel pour elle est de pouvoir aller partout. La Micro ne promet pas d’animer une garden-party endiablée. Mais au quotidien, elle délivre nettement plus de sonorité qu’on ne l’imagine, et son rapport qualité-prix fait d’elle une recommandation évidente.

La Micro en bref: la Micro ne peut pas rivaliser avec la Max. En revanche, elle dépasse largement les a priori dont elle fait l’objet.

Bose SoundLink Flex 2e génération: une enceinte polyvalente qui pose des questions

Sur le papier, la Flex s’annonce comme un bon choix: portable, robuste, certifiée IP67, équipée de la PositionIQ, d’un micro intégré et d’une batterie de 12 heures d’autonomie. Elle apparaît comme le compromis idéal pour l’extérieur, la cuisine, le balcon ou en déplacement.

À l’écoute, c’est pourtant le modèle qui m’a le plus interrogé.

L’acoustique dépend davantage de la position de l’appareil que je ne l’aurais cru. Qu’elle soit posée à plat, debout ou orientée différemment, tout cela a une influence sur son rendu sonore. La fonction PositionIQ est censée reconnaître ces différentes orientations et ajuster le son en conséquence, mais dans la pratique, l’impression d’ensemble reste selon moi plus plate que sur les autres modèles.

Les basses comme les aigus ne se démarquent pas vraiment. La dynamique est correcte, mais rarement vivante. Le rock est satisfaisant, mais les morceaux plus jazzy ou les ambiances sonores restent un peu austères, et les rythmes hip-hop manquent du punch espéré dans cette catégorie de prix. L’égaliseur de l’appli Bose améliore les choses, mais reste insuffisant pour transformer la Flex en une enceinte de niveau supérieur.

Soyons justes: la Flex est pratique. Elle semble robuste, se transporte facilement et remplit bien sa fonction d’enceinte outdoor. Mais lors de mon premier test, c’est celle qui m’a procuré le moins de plaisir à l’écoute.

Conclusion au sujet de l’enceinte Flex: sur le papier, la Flex coche de nombreuses cases, mais dans la pratique, elle peine à fournir une vraie raison de la choisir en priorité.

Bose SoundLink Plus: le modèle intermédiaire couleur citron

La Plus apporte clairement plus de volume de caisse, et donc plus de présence sonore. Cela s’entend immédiatement. À faible ou moyen volume, le rendu sonore est plus rond que sur la Micro et la Flex, avec des basses bien marquées et une dynamique solide.

Elle rend bien les musiques jazz et de fusion: les lignes de basse, les voix solistes et les éléments plus fins dans les médiums restent perceptibles et donnent un son transparent. Sur le hip-hop, le rendu gagne plus d’assise. Les voix sont plus présentes. Le rock fonctionne également, même si les médiums et les aigus ne délivrent pas toujours la fraîcheur qu’on aimerait avoir pour CHF 239.–.

La Plus n’essaie pas de nous bluffer. La qualité sonore est solide, nettement plus mature que celle de la Flex. En parallèle se pose la question du prix: ses capacités sont-elles suffisantes à ce niveau? La restitution en mono et les possibilités réduites de l’application aboutissent à une polyvalence en deçà de ce à quoi on pourrait s’attendre à ce prix.

Visuellement, en revanche, elle marque des points. Avec son coloris jaune citron, la Plus paraît fraîche, singulière et moins sage que beaucoup d’enceintes Bluetooth qui tendent à se fondre dans le décor. Esthétiquement, c’est ma préférée.

Conclusion au sujet de l’enceinte Plus: c’est une bonne enceinte. Mais à ce prix-là, «bonne» ne suffit pas à répondre aux attentes légitimes en matière de fonctionnalités.

Bose SoundLink Max: le géant Goliath, un poids lourd. Trop lourd?

L’enceinte Max présente les meilleures cartes. C’est le seul modèle véritablement stéréo de la gamme. Il pèse près de 2,2 kg, offre jusqu’à 20 heures d’autonomie, est doté d’un port USB-C In/Out et dispose de bien plus de réserve physique que les autres.

En intérieur, il déploie un son large et généreux, plus assuré, plus ample et plus stable que les modèles plus petits. Même à un volume élevé, il garde sa dynamique, alors que d’autres perdent en qualité sonore et se dispersent de façon incontrôlée. Avec le jazz, le rock et le hip-hop, c’est l’enceinte Max qui offre le rendu le plus rond. En extérieur, c’est aussi celle dont le son perd le moins vite en consistance.

Son problème ne vient pas de sa puissance, mais des attentes qu’on a envers elle.

À CHF 299.– et avec ce gabarit, l’oreille n’entend plus se contenter de puissance sonore. Elle veut un son qui ait vraiment de la classe. Et la Max le lui offre, surtout quand elle a l’espace pour s’exprimer: dans des pièces plus vastes, avec un volume de son plus élevé ou en plein air avec un peu de distance. En fond sonore léger, elle n’est pas toujours aussi vivante que son prix et son format pourraient le laisser imaginer.

Certes, elle est puissante et de qualité. Mais ce n’est pas une enceinte qu’on glisse spontanément dans un sac (elle pèse tout de même 2,2 kg!), au cas où un peu de musique serait souhaitée. Opter pour la Max est une décision à ne pas prendre «à la légère».

Conclusion su sujet de la Goliath des enceintes: la Max est le modèle le plus puissant. Elle n’est le meilleur choix que si l’on considère réellement exploiter ses réserves.

Appli Bose et utilisation: rapide et efficace

L’appairage via l’application Bose est simple et rapide. Les enceintes se connectent de manière presque automatique grâce à la notification Bluetooth du smartphone. Dans l’appli Bose, on accède à l’égaliseur (EQ) et on couple et gère les modèles compatibles. Elle présente un confort d’utilisation exemplaire, simple et parfaitement lisible.

Sur la Micro, l’égaliseur apporte un vrai plus, car chaque petit ajustement s’entend immédiatement. Sur la Flex et la Plus, la marge de manœuvre est plus limitée. Sur la Max, on dispose d’ores et déjà d’un potentiel suffisamment large pour pouvoir s’amuser.

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Quelle enceinte SoundLink choisir?

Classer ces quatre modèles de manière classique serait injuste: ils jouent des rôles trop différents.

SoundLink Micro 2e génération: pour le sac à dos, la salle de bains, la cuisine, les vacances, les écoutes à faible ou moyenne puissance, et pour toutes les personnes qui souhaitent faire attention à leur budget sans pour autant se contenter d’un son étriqué.

SoundLink Flex 2e génération: pour les utilisations en plein air, où les critères de robustesse et de maniabilité sont plus importants que celui de la magie du son.

SoundLink Plus: pour toutes les personnes qui souhaitent une présence sonore et une autonomie accrues, et qui gardent un œil sur le prix.

SoundLink Max: pour les pièces plus spacieuses, le jardin, les moments en groupe, les écoutes à pleine puissance, et pour toutes les personnes qui exploiteront vraiment le son stéréo et les réserves de l’enceinte.

Quand le petit modèle gère mieux les attentes que le grand

La Max est l’enceinte la plus puissante du test. La Plus est solide. La Flex est pratique, mais c’est pour moi la candidate qui présente les plus grandes faiblesses au niveau du son. Et la Micro crée la surprise. Elle surprend parce que son prix, sa taille, son rendu sonore et ses utilisations s’harmonisent parfaitement. Elle ne cherche pas à jouer les Goliath. C’est précisément ce qui la rend attachante.

Ici, le rapport de force entre David et Goliath ne se joue pas sur la question des décibels, mais sur la gestion des attentes. Ma recommandation personnelle, et la vraie surprise en termes de qualité, est de loin l’enceinte Micro.

Maximilian Bauer

Marketing Manager Editorial Content

Ancien journaliste culturel, je travaille aujourd’hui dans la communication d’entreprise, avec une expérience B2B dans les institutions publiques et l’industrie du logiciel. Durant mes loisirs, tout tourne autour de la technique sous toutes ses formes, avec par ici une bien trop grande collection de guitares, par là des équipements audio en pagaille, sans oublier un intérêt considérable pour la musique! À cela s’ajoute mon œil de photographe qui ne résiste pas (hélas!) aux appareils haut de gamme, ainsi que mon affection pour le gaming sur PC qui date de mon enfance: des jeux de tir tactiques aux jeux de rôle, en passant par les titres classiques de stratégie. Chez Brack, je peux enfin écrire sur tout ce qui me passionne depuis toujours!

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