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​​Entre dents, cosmos et Bambi: les histoires de transferts les plus insolites​

À l’ère de Fabrizio Romano, les mercatos n’ont plus tout à fait la même allure qu’autrefois. Pourtant, ils continuent de réserver leur lot de surprises – comme on a pu le voir cet été. Que des sommes astronomiques circulent dans le football n’étonne plus personne. Depuis que le Paris Saint-Germain a déboursé la somme record de 222 millions d’euros pour Neymar Jr. en 2017, même des transferts à 50 millions peuvent sembler être de «bonnes affaires». Plutôt insensé, certes – mais assez parlé d’argent. Car il existe aussi des transferts marquants, non pas pour leurs montants faramineux, mais pour leur caractère insolite. Et c’est là qu’entrent en scène… des dents, le cosmos et même Bambi, au détour des épisodes les plus farfelus de l’histoire du ballon rond.

L’icône brésilienne des nuits festives

Ronaldo de Assis Moreira, plus connu sous le nom de Ronaldinho, ne se contentait pas d’éliminer ses adversaires en samba sur le terrain. Il donnait aussi libre cours à son esprit bohème lors de longues nuits passées sur la piste de danse. Il aimait à ce point faire la fête qu’il aurait demandé au CR Flamengo Rio de Janeiro, avant son transfert, d’inclure dans son contrat une clause lui garantissant au moins deux soirées par semaine. Le club aurait accepté. «Dinho» n’est pas resté longtemps à Rio, mais l’anecdote de cette clause légendaire s’est vite répandue, renforçant encore sa réputation: celle d’un mélange unique, entre génie du ballon et bon vivant, comme le sport en a rarement connu.

 

Ne surtout pas montrer les dents

Luis «Lucho» Suárez est connu pour bien des choses. Comme buteur, il formait autrefois avec Lionel Messi et Neymar Jr. le légendaire trio offensif du FC Barcelone. Sur la scène internationale, il s’est illustré dès la Coupe du monde 2010, lorsqu’il commit une main controversée face au Ghana – une action qui permit à «La Céleste» de décrocher, indirectement, son billet pour les demi-finales. Mais Suárez s’est aussi fait remarquer pour ses «coups de dents». Oui, tu as bien lu. Pas une, pas deux, mais trois fois, il a mordu un adversaire. À chaque fois, il a été sanctionné. Mais cela n’a jamais dissuadé les plus grands clubs: ses qualités de buteur restaient trop irrésistibles. Le FC Barcelone l’a recruté en juillet 2014 et a fêté avec lui de nombreux titres. Impossible cependant de faire totalement abstraction de ses frasques. Selon certaines rumeurs, les Catalans auraient même glissé dans son contrat une «clause anti-morsure», censée l’empêcher de récidiver. L’ancien président Josep Maria Bartomeu avait toutefois démenti – d’une manière pas tout à fait limpide: «Non, il n’y a pas de clause. S’il y en avait une, nous ne le dirions pas… mais il n’y en a pas.»

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L’astronaute qui n’est jamais allé dans l’espace

Les ambitions de Stefan Schwarz allaient bien au-delà du football. Après avoir décroché la troisième place avec la Suède lors de la Coupe du monde 1994 et vu son rêve de titre mondial s’évanouir, il aspirait à explorer de nouveaux horizons – au sens propre du terme. La rumeur voulait qu’il ait réservé une place pour un vol commercial dans l’espace. Mais en 1999, lorsqu’il rejoignit le FC Sunderland, le club exigea qu’il garde les pieds sur terre. Une clause spécifique fut ainsi ajoutée à son contrat: le Suédois n’avait pas le droit de s’envoler dans l’espace, le club jugeant l’aventure trop risquée. Les supporters, eux, ne manquèrent pas d’humour et lui attribuèrent le surnom de «Spaceman».

Bambi sur la glace

C’était une arnaque si audacieuse qu’on aurait pu croire à une blague signée Rémi Gaillard: un footballeur amateur se fait passer pour le cousin du Ballon d’Or George Weah et décroche ainsi une place en Premier League, au Southampton FC. Ali Dia a passé 53 minutes sur le terrain avant que la supercherie n’éclate et qu’il ne soit renvoyé. Le plus fou, c’est que cette histoire est vraie.  

Tout a commencé par un mystérieux coup de fil à l’entraîneur du club de Premier League. À l’autre bout du fil, un imposteur se fait passer pour la superstar libérienne George Weah et recommande son prétendu «cousin», soi-disant joueur du Paris Saint-Germain. Sans trop se méfier – qui oserait contredire le grand George Weah? –, l’entraîneur lui propose un contrat d’un mois pour faire ses preuves. À l’entraînement, ses coéquipiers comprennent vite que quelque chose cloche: il n’était tout simplement pas du niveau des pros. Il est pourtant lancé dans un match officiel, quand Matthew Le Tissier sort blessé. Après 53 minutes, Dia est remplacé et aussitôt écarté du club. Le légendaire Le Tissier a d’ailleurs résumé sa prestation d’une phrase restée célèbre: «Il courait sur le terrain comme Bambi sur la glace.»

Source image de couverture: Freshfocus/SFL


 

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Marius Bachmann

Marketing Manager Editorial Content

Le premier mot que j’ai prononcé était «ballon». Aujourd’hui encore, presque tout dans ma vie tourne autour du football. D’ailleurs, quand je ne me trouve pas moi-même sur le terrain, j’évoque les dernières infos concernant les championnats suisses et étrangers et je partage mes réflexions sur la Brack Super League. Mais ma passion pour l’écriture va au-delà de ça... Qu’il s’agisse de sport, de société ou de culture, j’écris, parce que selon moi, la langue est plus qu’un simple moyen d’arriver à ses fins. Elle est aussi un outil, un loisir et un refuge.

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