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​​Différentes générations au bureau​

04.11.2025

Dans cet article, quatre générations de collaborateur·rice·s différentes interagissent au sein d’une entreprise. Toutes partagent un même objectif: accomplir un travail de qualité. Le monde professionnel moderne rassemble les générations. Chacune d’elles apporte un ensemble d’atouts, de références et de compétences. Encore faut-il savoir les reconnaître et les mobiliser.

Cet article propose de découvrir une journée de travail type à travers le regard de quatre personnes issues de générations différentes: une exploration à la fois étayée par des données et ancrée dans l’expérience humaine. Mais de qui parle-t-on exactement? Avant de découvrir ces profils représentatifs, dressons un rapide panorama.

Aperçu des générations 

Génération Années de naissance Marqueurs culturels Socialisation technologique 
Baby-boomers 1946–1964 Croissance économique, période d’essor, stabilité sociale Télévision, Walkman, premiers ordinateurs 
Génération X 1965–1979 Mondialisation, transformations sociales, quête d’équilibre vie professionnelle/vie personnelle Disquette, ordinateur de bureau, e-mail 
Génération Y (milléniaux) 1980–1994 Internet, mobilité, quête de sens Ordinateur portable, WiFi, smartphone 
Génération Z Dès 1995 env. Réseaux sociaux, durabilité, intelligence artificielle Cloud, applications, TikTok, outils d’IA 

Sources: IdPA «Generationen im Arbeitswandel», 2024; Handelsblatt Research Institute: «Factbook Wandel–Werte–Zukunft», 2025

Visages emblématiques des générations 

Markus (baby-boomer, 61 ans) – «Le roc dans la tempête» 

Né en 1964, alors que les Beach Boys dominaient les hit-parades. Son mémoire de fin d’études? Tapé à la machine à écrire. Aujourd’hui, ironie du sort, il dirige le service informatique. Markus a pleinement adopté l’ère numérique: il utilise des outils basés sur l’intelligence artificielle, travaille dans le cloud et a traversé plus de migrations logicielles que certains milléniaux n’ont changé d’emploi. Il croit à l’engagement, à la fiabilité et demeure persuadé qu’une poignée de main vaut mieux qu’un emoji. 

Sarah (génération X, 46 ans) – «Passeuse entre deux mondes» 

Née en 1978, à la frontière entre l’analogique et le numérique. Elle se souvient encore du cri strident du modem 56k, des compilations sur cassettes, de MTV, et de son premier téléphone portable, avec le fameux jeu Snake. Elle a connu l’avant et l’après-Internet, une double culture qui fait d’elle une médiatrice naturelle. Développeuse logiciel, elle maîtrise les outils des plus jeunes tout en comprenant les réserves des plus anciens. Son pragmatisme est légendaire: «Toutes les applis ne rendent pas le travail meilleur, mais certaines peuvent sauver un projet.» 

Benjamin (millénial, 36 ans) – «L’optimisateur» 

Né en 1989, lorsqu’Internet n’était encore qu’une promesse d’avenir. Benjamin a grandi avec la messagerie instantanée ICQ, a bricolé son premier site en HTML et traité son premier iPod comme un animal de compagnie. Pour lui, un emploi ne se limite pas à un salaire: il doit avoir du sens et ouvrir des perspectives. Aujourd’hui, il travaille en mode hybride: deux jours à distance, trois au bureau. Il aime la liberté encadrée, les retours rapides et les outils réellement utiles. Son agenda est organisé par couleurs, ses projets vivent sur Notion et sa vie ressemble à un tableau de bord parfaitement rangé.  

Emily (génération Z, 23 ans) – «La chercheuse de sens» 

Née en 2001: pour elle, le WiFi est aussi naturel que l’électricité. Premier smartphone à 12 ans, premier compte TikTok à 15. Elle parle en mèmes, pense en stories, travaille en sprints. Et pourtant – surprise pour certains – c’est souvent elle qui ferme la première son ordinateur: «J’ai besoin d’une pause, maintenant.» En tant que gestionnaire des médias sociaux, elle aime ce qu’elle fait, mais refuse d’être définie uniquement par son travail. Pour Emily, la pleine conscience n’est pas un gadget bien-être, c’est une stratégie de survie. Son idée du luxe? Être hors-ligne. 

Une journée au bureau: quatre générations, un quotidien partagé 

Disclaimer: les scènes suivantes sont entièrement fictives, mais certain·e·s pourraient y reconnaître leur vie professionnelle. 

07:30 – à la machine à café

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Bildquelle: Evelyn Verdin | Unsplash

Markus (baby-boomer, 61 ans) se tient dans la cuisine du bureau, attendant patiemment que la machine termine son concerto matinal. Comme tous les jours depuis 35 ans, il est le premier à rejoindre l’oasis caféinée. 7 h 30, pas une minute de plus. 

La porte s’ouvre. Emily (génération Z, 23 ans) entre en traînant des pieds, l’allure d’un zombie, écouteurs autour du cou, paupières encore lourdes. 

«Bonjour!», lance Markus, avec un enthousiasme qu’Emily pourrait aisément percevoir comme une provocation à cette heure-là. 

«Bonjour, marmonne-t-elle. Comment tu fais pour être déjà réveillé… et de bonne humeur?» 

Markus sourit, fier: «La routine. Depuis 1985.» 

Emily grimace en reniflant le lait d’avoine sans lactose sorti du frigo. «J’ai bossé jusqu’à 1 h 30 du matin. Lancement de la nouvelle campagne Insta. Fallait être en live.» 

«Une heure et demie du matin?» 

«Oui. C’est la nuit que la cible est la plus active sur TikTok.» 

Markus secoue la tête, non par jugement, mais par pure fascination: «À ton âge, on posait nos stylos à 17 h et on disparaissait.» 

«Et tu étais heureux?» 

Silence. «Je ne me posais pas trop la question.» 

Emily sourit derrière ses cernes: «Voilà peut-être la différence.» 

La génération Z tient à séparer vie professionnelle et vie personnelle, mais travaille souvent à des horaires atypiques quand les tâches l’exigent (sources: Factbook Wandel-Werte-Zukunft 2025; Personio Generation Z Report). 

Et 94% de membres de toutes les générations reconnaissent le savoir-faire des collègues plus âgés. Une collaboration réussie repose sur le respect et la reconnaissance mutuels (source: PwC «Weconomy Report 2024»).

10:57 – le drame de l’imprimante 

Sarah (génération X, 46 ans) est figée devant l’imprimante, maugréant à voix basse. L’écran clignote frénétiquement, affiche des messages en caractères cryptiques et refuse obstinément d’imprimer les contrats dont elle a cruellement besoin. 

Benjamin (millénial, 36 ans) passe tranquillement, une tasse de café fumante à la main. 

«Cette imprimante me déteste. Elle a clairement une vendetta contre les documents contractuels…», rumine Sarah en inspectant le panneau arrière. 

«Tu l’as redémarrée?» demande Benjamin, l’air grave, en sirotant son café. 

Sarah lève les yeux au ciel, avec un regard qui en dit long. «Benjamin. Je travaille avec des ordinateurs depuis vingt ans. Bien sûr que je l’ai redémarrée. Et débranchée. Et rebranchée.» 

«D’accord, d’accord.» Il pose sa tasse, se penche sur l’écran qui clignote. 
«Attends… C’est juste un bourrage de papier. Regarde.» 
Il ouvre un compartiment, extrait une feuille en lambeaux, referme. L’imprimante ronronne avant de libérer enfin les précieux documents. 

«Merci, soupire Sarah. Je te jure, ces machines régressent à chaque mise à jour.» 

Benjamin sourit: «Ou alors… on vieillit.» 

«Parle pour toi.» 

«Hé, je suis millénial. On est la génération qui a connu les disquettes et TikTok. On fait le pont entre les mondes.» 

«Tu veux dire: la génération qui pleure dès qu’une interface change après une mise à jour.» 

«Touché!» 

88% des salarié·e·s estiment que la collaboration intergénérationnelle constitue une réelle richesse, notamment pour la résolution de problèmes. Les collègues plus âgé·e·s transmettent leur savoir, tandis que les plus jeunes insufflent des idées nouvelles (source: «PwC Weconomy Report 2024»).

12:07 – pause de midi

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Source: Getty Images | Unsplash

Markus a apporté son repas préparé à la maison. Sarah file chercher une salade à la cantine, la seule option vraiment recommandable, selon elle. Benjamin s’est fait livrer des sushis via Just Eat, tandis qu’Emily grignote un sandwich en faisant défiler l’écran de son téléphone. 

«Dis, Emily, lance Markus, tu sais que la pause déjeuner, c’est censé être… une pause? Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle comme ça.» 

«Mais je fais une pause. Je mange, non?» 

«Tout en travaillant.» 

«Je ne travaille pas, je jette juste un œil aux commentaires du post.» 

Sarah sourit: «Ça reste quand même du boulot.»  

«J’ai pas cette impression.» 

Benjamin acquiesce, songeur: «Justement. C’est bien ça le problème. Les frontières se brouillent.» 

Markus secoue la tête: «Quand j’ai commencé à travailler, les règles étaient simples: au job de 8 h à 17 h, pause de 12 h à 13 h, et une fois la journée finie, c’était vraiment fini.» 

«Et tu étais plus heureux?», demande Emily, non pas de manière provocante, mais par véritable intérêt. 

Markus réfléchit: «Je me sentais… peut-être moins stressé. Mais aussi moins libre.» 

Sarah intervient: «C’est ça le deal aujourd’hui, non? On a plus de liberté, mais aussi plus de responsabilités. Et plus de risques de frôler le burn-out.» 

Benjamin opine: «D’où l’importance d’avoir une structure. Pas forcément les vieilles règles du 9 h – 17 h, mais une structure quand même.» 

Emily repose son téléphone. «Okay, vous avez gagné. Les commentaires seront encore là après le sandwich.» 

La génération Z et les millennials aspirent à un équilibre entre vie professionnelle et personnelle, tout en tentant de résister à la culture du «toujours connecté» et à l’hyperdisponibilité permanente (source: Handelsblatt Research Institute Factbook «Wandel-Werte-Zukunft 2025»). 

14:59 – présentation en commun

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Source: Headway | Unsplash

Dans la salle de conférence, Markus doit présenter le nouvel outil de gestion de projet que l’entreprise prévoit de déployer. Son plan d’attaque: un PowerPoint de trente slides Police: Arial. Animations: aucune. Informations: exhaustives. 

Au fond de la pièce, Emily prend des notes dans Notion, l’ordinateur sur les genoux. 

Au premier rang, Benjamin murmure à Sarah: «Trente slides? C’est de la folie…» 

Sarah lui répond en souriant: «Sois indulgent. Ça représente quand même pas mal de travail.» 

Au bout de dix minutes, Benjamin se racle la gorge: «Markus, je peux ajouter quelque chose?» 

«Bien sûr.» 

«J’ai testé l’outil en avance. Est-ce que je peux faire une démonstration en direct via le partage d’écran?» 

Markus hésite – ce n’était pas prévu – puis acquiesce. Benjamin prend le relais, lance l’outil en direct, navigue dans les options et illustre en quelques clics ce qui, jusque-là, n’était qu’une succession de blocs de texte dans la présentation de Markus. 

«Et ici, explique Benjamin, on peut attribuer directement des tâches. Emily, tu peux donner un exemple de ce que ça changerait pour l’équipe de médias sociaux?» 

Emily se redresse: «Bien sûr! On pourrait structurer nos campagnes par tableaux et chacun pourrait suivre l’avancement en temps réel et…» 

La présentation se mue soudainement en échange dynamique. À la fin, Markus applaudit sincèrement: «D’accord, j’avoue: c’était plus efficace que de dérouler mes trente slides.» 

Benjamin sourit modestement: «Ton PowerPoint a posé le cadre. Sans ta préparation, je n’aurais rien pu montrer.» 

Sarah conclut: «Voilà. Chacun apporte sa pierre à l’édifice. Markus la structure, Benjamin la démonstration, Emily la spontanéité et l’usage concret.» 

 

Les équipes intergénérationnelles se distinguent dans la résolution de problèmes complexes: l’alliance d’expérience, de compétences numériques et de nouvelles perspectives stimule créativité et innovation (source: Robert Walters Studie, 2024; «IdPA Generationen im Arbeitswandel, 2024»).

Conseils pour une coopération intergénérationnelle

1.  Des plateformes communes vraiment utiles

Tous les nouveaux outils ne sont pas indispensables… mais tous ne sont pas superflus non plus. L’enjeu est de se mettre d’accord sur trois ou quatre outils principaux utilisés par l’ensemble des équipes afin d’éviter l’inflation numérique. Trop d’applications créent de la confusion; trop peu limitent les possibilités. 

Le conseil de Brack: mettre à disposition un kit matériel standard (station d’accueil, écran, casque, clavier et souris) pour garantir une base technique commune. 

 

2. Un mentorat dans les deux sens 

Le «reverse mentoring» n’est pas une tendance passagère, c’est une pratique efficace. Les plus jeunes apportent leurs compétences numériques: outils, tendances, communication en ligne. Les profils plus expérimentés offrent à l’entreprise leur savoir-faire, leur capacité à gérer des situations critiques et une vision stratégique. Résultat: de la confiance mutuelle et pas de choc des générations.  

82% des salarié·e·s estiment que la collaboration intergénérationnelle constitue un avantage concurrentiel, à condition qu’elle soit activement soutenue par l’entreprise (source: «PwC Weconomy Report 2024»). 

3. Un leadership en rôle de traducteur 

Diriger aujourd’hui, c’est comprendre et traduire des attentes multiples. La génération Z recherche du sens et de la flexibilité. Les baby-boomers, eux, privilégient la structure et la sécurité. La génération X se distingue par son pragmatisme. Et les milléniaux? Ils incarnent un peu tout cela. La voie la plus efficace repose sur des modèles hybrides: des règles claires, mais aussi des marges de manœuvre individuelles. 

Les managers ont tout intérêt à instaurer une culture du feedback et à diversifier leurs modes de communication. Tout le monde ne souhaite pas lire un rapport de trente pages… mais tout le monde ne veut pas non plus communiquer uniquement par chat. (source: DUP Magazin «Generationen verbinden», 2025).

4. Aménagement du poste de travail avec des possibilités de choix 

Les baby-boomers et la génération X préfèrent des espaces calmes, ergonomiques, avec un bureau attitré. Les milléniaux et la génération Z privilégient la mobilité: espaces flexibles, postes nomades, télétravail. La solution? Proposer des options. Inutile d’imposer une configuration unique: chacun doit pouvoir accéder à ce qui lui convient. 

Le conseil de Brack: les budgets combinés «Ergonomie & Mobilité» se révèlent particulièrement efficaces: bureaux réglables en hauteur pour les uns, ordinateurs portables performants pour les autres. Au final, tout le monde y gagne. Plus d’informations: Aménagement du poste de travail.

La génération Z et les milléniaux investissent naturellement dans des outils technologiques modernes (ordinateurs portables, solutions cloud), tandis que les baby-boomers et la génération X accordent davantage d’importance à un mobilier ergonomique (source: Handelsblatt Research Institute «Factbook Wandel-Werte-Zukunft 2025»). 

5. Instaurer des rituels communs 

Ateliers du vendredi, cafés virtuels, binômes intergénérationnels… Ces rendez-vous réguliers nourrissent les échanges entre collègues de tous âges. Ils montrent que la diversité n’est pas un simple slogan, mais qu’elle s’incarne dans le quotidien. Et surtout, ils créent des moments où chacun peut réellement apprendre des autres. 

Un environnement de travail pensé pour la collaboration intergénérationnelle – de la machine à café (oui, oui!) aux meubles ergonomiques, en passant par les ordinateurs portables, imprimantes, webcams et outils collaboratifs – est disponible sur Brack Business.

Conclusion: l’année de naissance ne fait pas tout 

Le bureau de demain ne sera pas seulement un lieu où quatre générations coexistent: elles y travailleront véritablement ensemble. Leurs différences ne représenteront pas une contrainte, mais une force discrète et précieuse. 

D’ici 2050, un·e salarié·e sur quatre aura plus de 60 ans. La diversité générationnelle restera donc un enjeu stratégique et durable. Les organisations qui sauront en faire un levier conserveront leurs talents et réduiront leur turnover (sources: Sage Blog Generationen, 2023; Stepstone «5 Generationen am Arbeitsplatz», 2024).

 

 

Source cover image: AdobeStock | 492314013

 

Maximilian Bauer

Marketing Manager Editorial Content

Ancien journaliste culturel, je travaille aujourd’hui dans la communication d’entreprise, avec une expérience B2B dans les institutions publiques et l’industrie du logiciel. Durant mes loisirs, tout tourne autour de la technique sous toutes ses formes, avec par ici une bien trop grande collection de guitares, par là des équipements audio en pagaille, sans oublier un intérêt considérable pour la musique! À cela s’ajoute mon œil de photographe qui ne résiste pas (hélas!) aux appareils haut de gamme, ainsi que mon affection pour le gaming sur PC qui date de mon enfance: des jeux de tir tactiques aux jeux de rôle, en passant par les titres classiques de stratégie. Chez Brack, je peux enfin écrire sur tout ce qui me passionne depuis toujours!

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